01 novembre 2006

Etranges affiches parisiennes...

1 commentaire:

stop-talking a dit…

L'art est saisi par un paradoxe. Alors que l'artiste est présenté par nombre d'auteurs de la sociologie ou du management comme modèle du travailleur-entrepreneur de la nouvelle économie, l'invention de l'art est bridée par des conventions de format véhiculées par une économie désuète. Alors que la production esthétique ne peut plus être résumée par une production d'objets (oeuvres numériques, activisme, pratique en réseau, échanges de savoir, accent sur le temps du processus plutôt que sur l'objet, actions urbaines éphémères, oeuvres en collaboration, associations artistiques...), la valorisation des oeuvres restent cantonnée au négoce d'objets d'art. Les pratiques artistiques sont balisées par un marché des oeuvres dont le modèle n'a pas intégré la révolution post-industrielle.
Par ailleurs, l'impératif de créativité dans la société de l'innovation place l'art au centre des enjeux : l'art se résume-t-il à un art appliqué se dissolvant dans une économie de l'immatérialité? Comment contribuer à l'ouverture des connaissances tout en empêchant leur privatisation par le capitalisme cognitif ? Est-ce le travail de l'artiste de favoriser la productivité du travailleur-entrepreneur de soi ? L'artiste va-t-il contribuer à l'exploitation toujours plus étendue de la subjectivité ?
L'auteur interpelle l'art à l'endroit où il convient de le faire, à savoir au coeur des transformations introduites par le capitalisme post-fordiste et c'est à l'aune de ces transformations qu'il (ré)interroge l'économie de l'art, l'autonomie de projet et de conscience, le lien entre esthétique et critique sociale, la gratuité des productions esthétiques et la rémunération de l'intervention de l'artiste...
Pour télécharger l'article de François Deck, cliquez sur le lien suivant :
http://iscra.fr/fichier.php?id=90