04 décembre 2006

Soirée Jalouse, Beigbeder et les naturmenschen urbains: Ohne Zwang !

« Suivez la fumée ! » et nous voilà à l’assaut d’un bar à flûtes en état de siège. Dehors la plage des Vosges s’enfonce dans une torpeur mesquine. Jean-Edern n’est plus là pour shooter les pigeons avec sa 22 long rifle. Dehors, c’est un peu la Pologne de Jarry. Nulle part quoi! D’ailleurs on ne prend plus le métro depuis que la Stasi Est Allemande s’est reconvertie à la RATP. On ne se fait même plus agresser ! Hugo Pratt avait l’habitude de dire qu’il préférait se retrouver avec un voleur sur une petite route déserte du Brésil, qu’avec un quarteron de ministres. A bas la sécurité, Vive l’insécurité ! On ne va pas gagner les élections avec un tel slogan, mais au moins on gardera la tête haute... Pour boire du champagne, de toute façon, mieux vaut se tenir debout que de ramper sous le joug. Dahan, avec son look d’Apache post maoïste est en vigie comme un U-Boat type 21 dans l’Atlantique nord. En tout cas il ne fonctionne pas à l’alcool mais avec une pile à combustible. Etonnant à voir : un requin placide chez Jalouse. Pendant ce temps Beigbbeder en pull cachemire bleu ciel, est Absolut-ment ravi. Pas nous. Ça me fait penser au fim Dawn of the Dead ( L’armée des morts), surtout la fin, quand ils arrivent dans l’île et que c’est encore plus pourrave que le centre commercial qu’il ont quitté. On saute à pieds joints dans la rue. Beigbeider, ce pilote de la nuit, saute dans sa mini ébène décapotable. Il fait 0° mais il ouvre sa capote et met ses lunettes noires. La classe et la fureur de vivre des années 2000. Poliakov, debout sur son vélo, l’interpelle « Où tu vas Frédéric ? » « Je vais baiser ! ». C’est vrai, Madame se tient tranquille. C’est la fureur de vivre jusqu’au bout. Il nous gratifie en passant d’un NMM ou Nique Ma Mère, une de ses dernières inventions. Poliakov avec son esprit pinailleur lui renvoi un magnifique « Elle n’est pas potable ! ». Voici, une nuit qui se termine. Les naturmenschen urbains ont encore frappés. C’est l’homme au centre de la nature et non pas le contraire, (les écolos...) Les naturmenschen urbains aiment la nature, mais aussi la symphonie des grandes villes, le reflet expressionniste des usines désaffectées. Les naturmenschen urbains aiment jouer à saute moutons sur les trottoirs, griller les feux rouges, boire de la bière, pousser des cris de bête dans la nuit, manger de la viande comme le loup des steppes ou se nourrir exclusivement de fruits secs et boire du champagne, évidemment. Evidemment. Vive la nature ! Vive l’insécurité ! Ohne Zwang ! Sans contrainte !





















Photo par le naturmensch urbain Oguste

5 commentaires:

stop-talking a dit…

quel bulletin de haut vol!
ca c est du post talking de luxe!
viva los Natürmenschen !
viva der Kurator !
viva l'insecurität !
putain! ca donne envie d aller foutre rien dans une fete pleine de rien agité, et d etre rond comme une flute vide ou un commentaire plein de points d'exclamation
pute borgne (avé l'accent),
ta mere cest ma'dalton

stop-talking a dit…

t as encore sniffé un gramme suisse ?

NOBODY a dit…

le gramme suisse c'est énorme ce truc !

Fred le Beigue a dit…

M'enfin c'est faux ! je ne l'ai même pas niquée !!

Tristan Ranx a dit…

Non ? en tout cas t'avais la niaque !